Évènement

Culture en danger !

Depuis plus d’un an, les mesures prises par le gouvernement interdisent aux citoyens français l’accès aux musées, aux salles de théâtre, de concerts, de cinéma, et à l’ensemble des espaces de partage de l’art et de la culture.

Nous sommes comédien.ne.s, musicien.ne.s, danseuses, danseurs, chanteuses, chanteurs, circassien.ne.s, guides, conservatrices et conservateurs de musées, commissaires d’exposition, programmatrices et programmateurs de spectacle vivant, productrices, producteurs, médiatrices, médiateurs, chargé.e.s de relation publique ou de communication, bénévoles pour des associations culturelles et artistiques, et tou.te.s nous sommes atterré.e.s par l’incohérence des décisions prises au nom de la situation dite sanitaire.

En temps de crise, plus qu’à tout autre moment, les femmes et les hommes ont besoin d’œuvres d’art sous toutes leurs formes, afin de se saisir du monde dans lequel ils vivent, de se l’approprier de le regarder sous toutes ses coutures.

Afin d’en rire, d’en pleurer, de laisser libre cours à nos colères, à nos peurs, à nos désirs les plus fous, peu importe, ce dont il s’agit, avec l’art, c’est de regarder ensemble le monde, c’est de le penser collectivement, dans toute sa diversité.

La culture, dit-on, révèle la manière dont une société se pense….
Alors que penser d’une société sans culture ?

Que penser d’un projet de société qui pose comme seule liberté celle de travailler pour faire fonctionner l’économie libérale, puis de consommer pour que fonctionne l’économie libérale, puis de rentrer chez soi, dans un monde clos et replié sur la seule cellule familiale afin que l’économie libérale ne puisse surtout pas être ébranlée.

Non, l’art n’est pas essentiel à l’économie néo-libérale.

Oui, nous sommes inutiles à ce monde là.
En revanche, nous sommes indispensables à la joie, nous sommes indispensables au bonheur, à l’émotion, à la douceur, à l’imagination…

Aujourd’hui, nous exigeons la réouverture de tous les lieux de convivialité, de rencontres, de partage, de pensée : bars, restaurants, boites de nuits, et bien entendu, théâtres, musées, salles de concert et d’expositions.

Nous ne voulons pas des pansements et des mesurettes proposées pour nous faire taire, nous ne voulons pas vivre sous perfusion, nous voulons créer, jouer, partager les œuvres que nous préparons depuis si longtemps avec tous les spectateurs qui en ont le désir.

La Covid n’est pas plus tapie sous les strapontins des théâtres et sur le vernis des tableaux que sur les bancs des églises ou dans les rayons de supermarché.
Il est temps d’ouvrir les portes, avec ou sans autorisation…..
Il est temps d’arrêter le gâchis.

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